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« On retiendra avant tout que le jaune est la couleur de l’ouverture et du contact social : on l’associe à l’amitié et la fraternité ainsi qu’au savoir. »

« Pourtant, derrière cet aspect joyeux, le jaune peut parfois se révéler négatif. Associé aux traîtres, à l’adultère et au mensonge, le jaune est une couleur qui mêle les contrastes. »

Signification des couleurs.

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Alors que commence l’acte IX d’une mobilisation en jaune débutée à la mi-novembre 2018, je m’apprête à vivre ce nouveau samedi en allumant la TV. En effet, comme beaucoup, je suis ces épisodes comme une télé-réalité violente, d’un oeil mi-horrifié, mi-fasciné.

Au début, j’y comprenais quelque chose. C’étaient des automobilistes en colère qui s’élevaient contre une nouvelle taxe sur les carburants. Qui n’avait jamais râlé en passant à la pompe. Ensuite, c’était un problème de pouvoir d’achats. Même si cela fait bien longtemps que je n’ai plus été pauvre, je peux largement adhérer au fait qu’on puisse avoir des difficultés à vivre avec un SMIC.

Dans la période des fêtes, alors que je n’en avais jamais vu IRL, j’ai croisé des gilets (ou du moins tenté d’en éviter certains) lors de différents voyage dans l’arrière-pays. Ils étaient là, campés au milieu de leurs rond points moches d’entrée ou de sortie de ville. Ils n’avaient rien de menaçant, si ce n’était pour mon horaire d’arrivée. On les aurait dit tout droit sortis d’un aimable club de pétanque ou d’une fête votive. Les pancartes «RIC»  et « Macron démission » en plus. Même si la météo était plutôt clémente, je me suis demandée pourquoi ils étaient encore là.

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A-t-on joué avec des allumettes en élisant Macron ? Je crois plutôt que son élection était déjà le symptôme de cette colère jaune qui couvait depuis bien longtemps. Une colère profonde contre des institutions qui ne prennent plus en compte l’humain. Le travail ne paie plus depuis des dizaines d’années. La finance est folle. Les ultra-riches de plus en plus nombreux. Et les inégalités se creusent toujours plus. Il n’y a pas de ruissellement. Il n’y a que de l’avidité de certains à posséder toujours plus. Et c’est là, bien visible à longueur de temps sur les réseaux sociaux. Les gilets se sentent les cocus de la mondialisation et du capitalisme incontrôlé. Macron ne l’a pas compris. Il a été élu par le peuple et pour le peuple. Il ne peut gouverner contre.

De mon côté, j’ai toujours été pour la redistribution, tant qu’elle n’est pas confiscatoire. Je suis de cette frange de la population qui paie tout plein pot et ne reçoit rien. Je ne demande rien non plus. Je vis bien, sans ostentation, mais sans me soucier de la fin de mois. En ce qui me concerne, en ce moment, c’est plus la fin du monde qui m’angoisse. Avec les mêmes qui pillent et détruisent la planète, que ceux qui paient les gens au lance-pierres.  Ces combats ne sont pas antinomiques, ils sont conjoints. Un autre monde est possible, où les travailleurs sont durables, tout comme les ressources.

Dans ce mouvement certains ont trouvé la solidarité et la fraternité qui leur manquaient. L’action collective a toujours payé. Peut-être que beaucoup l’avaient oublié dans un monde qui nous pousse à l’individualisme forcené. Les gilets rejettent la toute puissance des chefs. C’est bien dans l’air du temps de l’holacratie ou de l’agilité. Les gilets jaunes sont bien plus modernes qu’on ne le pense. Ils ne sont pas les représentants d’une ancienne France, ils sont connectés et maîtrisent pour beaucoup les codes de la communication.

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Alors oui, je vous vois déjà me dire que je leur file un blanc-seing. Que je valide les violences pour cause de revendications légitimes. NON. Si des casseurs et des pilleurs ont profité de ce mouvement pour se défouler ou faire leurs courses de Noël, non je ne les approuve pas. Les « vrais » gilets jaunes le savent bien. La violence est contre productive. Même si certains peuvent penser qu’ils faut montrer les dents pour que les puissants cèdent.

Le gouvernement organise un grand débat qui débutera dans les jours prochains. Même si nombreux sont ceux qui pensent que c’est de l’enfumage, j’encourage tout ceux qui ont quelque chose à dire ou à proposer à les remonter lors de cette consultation. Moi, dans tous les cas, je serai toujours ici ou ailleurs, pour donner mon avis et soutenir ceux qui veulent un monde meilleur. Pas celui des Bisounours. Juste un monde où chacun pourrait vivre bien de son labeur, respirer un air sain, être non discriminé, penser ce qu’il veut ou aimer qui il le souhaite.

 

Sans argent

De retour, pour vous conter une petite mésaventure qui aurait pu m’être évitée. Ainsi, au printemps dernier, alors que je devais partir en voyage à Florence le lendemain, je décidai de passer une journée dans un célèbre parc d’attraction de la région parisienne.

La journée avait pourtant bien commencée, même si la météo était épouvantable : pluie et vent fort. De bonne humeur, j’avais profité de mon attraction préférée avant de filer me mettre à l’abri dans une salle de restaurant.

Hélas, à peine étais-je assise que je me rendis compte que mon sac à main en bandoulière était à moitié ouvert et que mon porte-monnaie avait disparu. Mon sang ne fit qu’un tour. Un peu affolée, je regardai tout autour de moi. Mais, je devais me rendre en évidence. J’avais perdu ou on m’avait volé TOUT mon argent. J’avais tellement été occupée à tenter de tenir mon parapluie sous les intempéries que je n’avais pas été assez vigilante.

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Je me rendis immédiatement à l’accueil du parc pour déclarer cette disparition décrivant précisément mon bien. Les employés me proposèrent ensuite d’aller porter plainte à la police qui se situait dans la ville voisine en dehors du parc. Sous une pluie battante, j’effectuai donc cette formalité après une marche à pied de plusieurs kilomètres. L’agent de permanence semblait confiant sur la capacité du parc à retrouver mon porte-monnaie. Il me fournit les papiers à communiquer aux assurances le cas échéant.

Après, cette déclaration, suite à un bref coup d’oeil sur Google Maps, je décidai de tenter de récupérer quelque argent auprès de La banque postale. Mais, en l’absence de chéquier, resté au chaud chez moi, je fus dans l’impossibilité de retirer le moindre de sou. Même en présentant un document d’identité et en fournissant mon numéro de compte, c’était impossible. J’étais furieuse.

Bredouille, je fis donc demi-tour en direction de mon hôtel situé à plusieurs kilomètres de là. La pluie avait un peu cessé. Tout en marchant, je ruminais. Cette fois, j’étais bien dans la m… Sans le sou et à des centaines de lieux de chez moi. J’allais probablement être obligée de renoncer à mon voyage en Italie. Je songeai à tous les problèmes ne serait-ce que pour rentrer. Comment allais-je faire pour regagner la gare de Lyon ? Mon ticket retour était dans mon regretté morlingue. J’imaginai devoir prendre le train de banlieue sans payer ou, si difficulté, me rendre à Paris à pied. Il y avait quoi, environ trente kilomètres à vol d’oiseau.

Sur le chemin, alors que mon cerveau était en ébullition, dans un éclair, je décidai de fouiller mon portefeuille au cas où. Et, là, ô miracle, je tombai sur un billet de dix euros qui y avait été oublié. L’un de mes soucis s’effaça d’un coup. J’étais en mesure de regagner la capitale. Epuisée, j’arrivai peu après à mon hôtel (heureusement pré-payé). Là, j’achevai les formalités d’usage avec le blocage de la CB. Puis, j’attendis en vain le reste de la soirée des nouvelles de l’administration du parc. Tardivement, je m’endormis après avoir annulé vols et hôtel en Italie. La belle Florence me verrait une autre fois. J’étais triste, mais je n’avais plus le choix.

Après une très mauvaise nuit, je quittai les lieux le lendemain. Mais, arrivée à la gare de Lyon, je rencontrai un nouveau problème. En effet, lorsque je voulus changer mon billet de train, la borne me demanda un supplément. Evidemment, je n’avais pas les moyens de payer le surplus. Je me dirigeai donc vers les guichets, où après une attente digne de la sécu, je fus reçue par une dame plutôt compréhensive. Elle me fit grâce d’une partie de la somme demandée et je pus courir prendre mon train.

Ce ne fut qu’une fois le TGV parti que je reçus un coup de fil du service des objets trouvés du parc. Ils avaient retrouvé mon porte-monnaie dans un bar non loin du lieu de mon unique attraction. Le voleur, ou celui qui avait trouvé mon bien, l’avait consciencieusement vidé. Il avait pris non seulement mon argent et mon ticket retour de RER, mais aussi mon billet de spectacle et un carnet de timbres. Il n’avait laissé que ma carte bleue, mes différentes cartes de fidélité et mon ticket de parking. Le parc me demanda néanmoins dix euros pour me retourner ma bourse.

Mais, là n’était pas la fin de mes ennuis. En effet, sans argent, j’étais bien en mal de récupérer mon véhicule dans le parking de la gare. Je décidai donc d’appeler quelqu’un que je ne souhaitais pas appeler. Il fut trop heureux de venir me dépanner et payer afin de libérer ma voiture. Mon amour propre en avait pris un coup. Mais, là encore, je n’avais pas d’autres choix dans mon imprévoyance.

Cette mésaventure, quoique banale, entama un peu ma confiance en moi. Je décidai qu’à l’avenir je préparerai beaucoup plus mes voyages et éviterai de prendre des risques avant un départ. Et, effectivement, depuis je suis partie de nouveau seule et très loin, cette fois sans encombre. Pas la peine d’aller au bout du monde pour rencontrer des problèmes.

L’histoire me fit réfléchir (et frémir) au sort de tous ceux qui vivent cette situation au quotidien. Sans argent, tu dois avoir de bonnes jambes et/ou de bons amis. Dans ce monde où le fric est roi, tu peux juste espérer croiser quelques âmes charitables au milieu de la foule de ceux que cela indiffèrent.

 

 

 

 

Salauds de mots

Je n’ai plus les mots. Ce n’est pas que j’en avais beaucoup. J’en avais juste assez pour survivre grâce à eux. Cependant, ces derniers ont décidé de m’abandonner en pleine page blanche. Depuis, je les cherche au coin des articles de journaux ou des livres à peine entrouverts. Mais, ils se cachent, me fuient ou me haïssent peut-être. Moi qui les ai tant aimés. Mes petits et mes grands mots. Qu’ils soient sales ou non, propres.  Ils m’ont quittée. Voilà tout. Salauds de mots.

Au nom du père

Il était parti le jour du vendredi Saint. Le jour du Catenacciu. Ma tante m’avait dit qu’il avait fini de porter sa croix. Je me souviens de l’image du porte croix. Ce pénitent masqué et habillé de rouge dans les rues de Sartène l’avait toujours marqué. Il aimait se rendre chaque année à cette procession. Je l’imagine, lui le pêcheur, au milieu de la foule emprunte d’une intense ferveur religieuse. A quoi pouvait-il bien penser ?

Après six jours à gésir sur son lit de mort, pour cause de week-end pascal, les pompes-funèbres étaient passées le matin pour la mise en bière. Puis, le moment du départ est arrivé. Les hommes en noir sont revenus dans l’après-midi pour sceller le cercueil. Alors, j’ai appelé les tantes pour leur dernier adieu. Je savais, pour l’avoir déjà connu par le passé, que ce moment serait difficile pour elles. Nous avons alors déposé auprès de lui des souvenirs de nous, des photos et des bijoux. Les tantes ont pleuré un peu. Puis, un peu plus lorsque son visage marqué par la maladie et la vieillesse a disparu sous le couvercle de chêne.

Peu après, il a quitté une dernière fois sa maison. Là où il avait voulu mourir. Les mains et les paroles douces d’une de ses soeurs et d’une gentille infirmière l’avaient accompagné jusqu’à son dernier souffle. Au moins, il n’était pas mort seul et dans la froideur d’une chambre d’hôpital. Puis, nous avons suivi en voiture le corbillard, à petite vitesse, sur les routes sinueuses de la campagne corse. Les fleurs de printemps inondaient de couleurs les champs rocheux.

Au bout d’une dizaine de minutes, nous avons atteint la petite église de granit gris du village. Là, au grand soulagement de mes tantes, nous avons vu là, devant l’entrée, un porte-drapeau, un ancien combattant du village. Il avait sans doute fait la guerre d’Algérie comme lui. Puis, le vieil homme buriné a pris place derrière l’autel, pendant que je lançais sur mon Iphone 8 le chant corse « Corsica » par Petru Guelfucci. Et, je suis restée là, longtemps, la tête baissée et la main levée, pendant l’entrée du cercueil ceint du drapeau corse dans l’allée centrale. J’avais à peine vu les gens qui étaient venus. Ses amis sans doute. Ceux qui l’avaient connu pendant toutes ces années de vie ici. Des amitiés de bistrots et des voisins du quartier. Ensuite, une de mes tantes a pris la parole, racontant le parcours de son frère, et ses derniers instants douloureux qu’elle avait partagés.

Après une simple cérémonie, telle que nous l’avions demandée, le corps a regagné le corbillard, où il a été béni par le curé, avant de démarrer au pas. Comme autrefois, nous avons suivi à pied, moi serrant mes tantes en pleurs. J’essayais de faire bonne figure en dépit de la gravité du moment. Une petite route très pentue menait jusqu’au petit cimetière situé plus haut sur la colline. Depuis notre départ, j’avais enchaîné côté musique sur « Ricordu » chantée par Jenifer et Laurent Bruschini. Lorsque nous avons passé les grilles du village des morts, « Terra » d’I Muvrini a résonné dans les ruelles silencieuses.

Là, arrivée près de la concession, une femme d’un certain âge s’est approchée de moi. Elle m’a dit être venue chanter l’hymne corse « Diu vi salve Regina » pour mon père. Car, s’il n’était pas né corse, il l’était indiscutablement d’adoption. Je n’ai pas pu retenir mes larmes, car je savais que ça lui aurait fait très plaisir. Ensuite, j’ai demandé à prendre la parole :

«  J. n’était pas ce qu’on peut appeler un bon chrétien. Ce n’était pas non plus un bon père, ni un bon mari. Mais, c’était certainement un bon ami. Comme vous pouvez tous en témoigner. C’était, surtout, un grand ami de la Corse, dont il appréciait les paysages, les habitants et la culture. Et, il a su faire partager cet amour à nous, sa famille, durant toutes ces années. Il a souhaité être inhumé sur cette terre qu’il aimait tant. Il la nourrira de son corps et ne fera plus qu’un avec elle. Pour toujours et à jamais. »

Après, j’ai rejoint mes tantes, fières et émues, avant de voir le cercueil descendre dans le trou fraîchement creusé de la veille dans la terre rouge et caillouteuse. Une terre que nous avons tous jetée ensuite sur le cercueil. J’ai dit un dernier adieu au « pater » avant d’inviter ses plus proches amis à venir boire un verre à la maison. J’avais préparé des plats de charcuteries corses pour accompagner des vins de l’île de beauté.

La journée a fini plus joyeuse qu’elle avait commencé. Tout le monde était satisfait de la cérémonie réalisée dans la tradition. Quelqu’un a dit que ça lui aurait plu. J’ai souri. Il aura été dignement enterré. Le minimum qu’un enfant puisse faire pour son père. Et si son fantôme erre encore dans le maquis, il sera sans nul doute bienveillant. Pour toujours et à jamais.

 

 

À l’heure des possibles 

Il est une heure sur internet où tout devient possible et où tout peut arriver.…

Internet, à l’heure des possibles,

Les pirates sont philosophes et les mécanos poètes.

 

Internet, à l’heure des possibles,

Les braves gens sont couchés

et ne restent plus que ceux qui brûlent

d’un feu que rien ne peut éteindre.

 

Internet, à l’heure des possibles,

Ce sont nos enveloppes charnelles qui vibrent

à l’unisson sur nos mots sales.

 

Internet, à l’heure des possibles,

C’est ma tête posée sur ton invisible épaule

et tes baisers imaginaires

sur mes yeux qui se ferment.

 

Internet, à l’heure des possibles,

C’est mon âme qui t’écrit « je t’aime »,

Et mon coeur qui se fend

aux blancs de ton silence.

 

Internet, à l’heure des possibles,

C’est le moment où les masques tombent

pour la vérité crue.

 

Internet, à l’heure des possibles,

C’est un cri déchirant

qui se noie dans le néant

avec tous les autres.

 

Internet, à l’heure des possibles,

C’est ma vie que je perds

pour avoir encore rêvé

À l’impossible.

Harcelée et agressée. #MeToo

Depuis le début de l’affaire Weinstein, j’ai suivi avec intérêt les réactions des femmes à ce sujet, me félicitant de leur écho dans notre société. Avec le relais énorme au travers des réseaux sociaux, j’ai pu lire les témoignages de harcèlements qui ont déferlé dans ma TL. J’étais particulièrement sensible aux cris des plus jeunes femmes, car cela résonnait avec de vieux souvenirs enfouis, plus ou moins douloureux. Alors que je ne me sentais pas particulièrement légitime pour parler de ce sujet, j’ai décidé, à la lumière des dernières polémiques et aux propos indécents qui ont été tenus, de prendre la plume à mon tour et de balancer quelques vieux porcs bien rancis.

Je ne sais quand j’ai pris conscience que j’étais harcelée voire agressée, mais très vite j’ai senti qu’il se passait des trucs bizarres autour de moi qui me mettaient mal à l’aise : des gestes, des regards appuyés, des mots prononcés et des actes. Il faut remonter assez loin pour ça, du côté de la prime adolescence et de ce tonton un peu vicelard qui voulait toujours vérifier si « ça poussait » en me touchant les seins. J’étais terrorisée rien qu’à l’idée de me rendre chez lui. Il trouvait toujours un moment quand mes parents n’étaient pas dans la pièce pour furtivement venir me peloter. Dans la même veine, je me souviens aussi de ce collègue de mon paternel qui m’attrapa un jour fermement par la taille et tenta de m’embrasser sur la bouche parce que je l’avais soit disant émoustillé avec mon short au retour du centre de loisirs.

Ado, l’extérieur était inquiétant avec les sifflets, les coups de klaxon et les mots vulgaires prononcés dans la rue par des hommes inconnus. Ainsi, un matin en partant au lycée, j’ai croisé un quadra à l’oeil goguenard. Le type se jette sur moi et me place direct une main bien appuyée entre les cuisses. Et alors que je l’insultais après le choc, il a ri à gorge déployée. Comment pourrais-je me souvenir encore d’un tel évènement s’il ne m’avait pas terrifiée alors ? Je ressens encore mes tremblements après la violence subie.

Autre évènement traumatisant, une année en camping en vacances en Corse des types bourrés qui secouèrent violemment la caravane où une copine et moi-même étions endormies. Ces mêmes types essayèrent d’en ouvrir la porte tout en nous appelant par nos prénoms, en rajoutant un « J’arrive ! » qui laissait deviner leurs mauvaises intentions. Je me serais crue dans un film d’horreur. J’avais un couteau dans la main. S’ils étaient entrés j’en aurais planté un c’est certain. Pour finir, les types sont partis, mais au matin, excédée, j’ai retrouvé ces garçons au bar du camping et là j’ai fait un scandale terrible devant tout le monde. J’ai passé le reste des vacances tranquille.

 

Dans le monde du travail, je ne peux pas dire que j’ai eu à souffrir moi-même de gros problèmes de harcèlement. Evidemment, j’ai eu droit à quelques propos sexistes, blagues graveleuses,  pornos dans la boîte mail et poids des regards sur mes formes. Mais, je pense que c’est plus insidieux maintenant et que j’ai tellement intégré ces comportements que ne n’y fais plus attention. Mais, la réalité du problème m’est revenue dans la figure quand une collègue a été agressée dans les locaux d’une boîte où je travaillais.  J’ai été chargée de prendre son premier témoignage, car j’étais la seule femme cadre présente dans l’entité ce jour là. J’ai lu sa détresse et compris son traumatisme. Le type s’en est tiré seulement avec un blâme. Il avait perdu la tête car elle venait tous les jours lui prendre des bonbons dans sa boîte de Haribo. C’est certain qu’elle le cherchait cette garce !  Hallucinant. Comme il s’agissait d’une petite structure, la collègue a dû supporter de croiser le mec tous les jours par la suite. Moi, de mon côté, je me suis tenue à l’écart de ce pervers et j’ai stoppé les sucreries. Par la suite, dans ce monde d’hommes, j’ai arrêté de m’habiller en fille tout simplement. Peu à peu, j’ai troqué les jupes et les escarpins pour jean & Converses. Je suis plus à l’aise et je passe plus inaperçue, mais j’ai renoncé aussi à une part de ma féminité.

Dans ma vie privée d’adulte, je ne peux pas dire non plus que j’ai eu de véritables gros problèmes non plus. Certes, comme toutes les jeunes femmes qui sortent en boîte de nuit j’ai eu droit aux mêmes types un peu lourds qui ne veulent pas lâcher l’affaire lorsqu’on leur dit non. Mais, généralement, j’ai toujours eu suffisamment de répondant pour faire face ou pu trouver de l’aide lorsque j’étais en fâcheuse posture. Les frotteurs du métro, je ne connais pas non plus, même si j’ai vécu à Paris un moment. Mais, je n’ai pas envie de soulager leur misère sexuelle non plus, pas plus maintenant que lorsque j’aurais 70 ans comme Catherine Millet.

Non mesdames Deneuve & co, nous n’en voulons pas aux hommes. Nous exigeons seulement qu’ils nous laissent vivre en paix. Ne confondons pas domination patriarcale et domination sexuelle. Tu peux être avec un mec dominant sexuellement, mais qui peut partager les thèses des féministes et s’interposer, quitte à prendre un poing dans la figure, pour prendre la défense d’une fille harcelée. Ce n’est pas pour leur couper les couilles que nous demandons aux hommes le respect et l’arrêt de la violence. Et si, exceptionnellement, j’ai envie de me faire démonter par un beau brun musicos, ce n’est pas pour ça que je rêve de me faire violer par le premier venu.

Après, je dois balayer devant ma porte moi aussi, je n’ai pas toujours été correcte dans mes comportements avec certaines. J’ai intégré moi aussi ces mauvaises manières parce que je n’en avais pas d’autres en modèle. C’est pourquoi il faut veiller à enseigner à nos enfants filles et garçons ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas. Ce qui relève de la séduction et ce qui relève du harcèlement. Ce n’est qu’à ce prix que chacune  pourra, tout comme chacun, s’épanouir et jouir pleinement de la vie, sans crainte.

Fais le test ici pour connaître les bons comportements.

 

 

 

 

 

 

 

Quand le rock est toujours vivant

Ce week end, comme j’étais sur Paris pour mon travail, j’en ai profité pour me rendre au Download Festival qui avait lieu sur l’ancienne base aérienne de Brétigny en banlieue parisienne. Je n’avais jamais participé à ce genre d’évènement. Plus jeune, je n’osais pas. Maintenant, arrivée à mi-parcours, je souhaite réaliser ce que je n’ai jamais fait jusque là. Quelqu’un m’a dit récemment que je devais passer le reste de ma vie à me faire plaisir. Et c’est bien mon intention tant que j’en aurais l’envie et les capacités physiques.

Donc, voilà, après un voyage en RER C trop long, j’ai débarqué avec beaucoup d’autres à la gare de Brétigny. De là, comme il faisait beau, j’ai suivi le troupeau le long d’un itinéraire fléché et encadré pendant une grosse demi-heure.

J’ai mené cette longue marche à mon rythme, doublée par une majorité de jeunes dont pas mal d’étrangers. Beaucoup portaient des sacs à dos dans l’optique de camper et de rester les trois jours sur place. Evidemment, tous avaient revêtu les insignes de leurs goûts musicaux. Le noir était la couleur de base sur lequel se dessinaient les sigles de leurs groupes préférés. Les filles arboraient en masse le short de jean sur des collants résille et avaient souvent les cheveux colorés. J’avais moi-même mis un t-shirt aux couleurs de Linkin Park pour ne pas trop dépareiller.

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Dowload festival Paris 2017 – Photo Julia Vernier

Arrivée sur place, tout était bien indiqué et organisé. Nous étions fouillés au corps avant de passer à la vérification des billets. Peu après, je récupérai un bracelet munis d’une puce qui me permettrait ensuite de payer aux différents bars et autres crêperies du lieu. Après toutes ces formalités, je m’installai tranquillement dans l’herbe attendant le premier groupe au niveau du main stage 1. De là, j’entendais la musique qui provenait du main stage 2 tout proche.  Mais, le spectacle était aussi en dehors de la scène. De mon lieu de verdure, j’observais avec amusement les festivaliers déguisés en licorne ou en Dark Vador, les hommes en kilt et les filles sexy aux cheveux violets. Sous le soleil beaucoup de garçons avaient laissé tomber le haut. J’admirai leurs tatouages colorés. Pas mal de gens semblaient être venus en famille.  L’ambiance était sympa et bon enfant.

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Pierce the veil au Download Festival Paris 2017 – Photo Julia Vernier

Côté musique, rapidement j’assistai au passage des énergiques Pierce the veil , des rockeurs américains sautillants. Ils furent suivi par les norvégiens métalleux de Kvelertak. Leur leader barbu et aux cheveux longs semblait comme sorti tout droit des légendes vikings. Il avait le torse nu et arborait une frise de tatouages sur les pectoraux. Dans la fosse, certains festivaliers enchaînaient les rondes et les pogos comme dans une transe sauvage et très physique.  Le groupe fera la première partie de Metallica à Bercy en septembre.

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Kvelertak au Download Festival Paris 2017 – photo Julia Vernier

Alors que les américains de Blink-182 s’élançaient sur la scène, j’en profitais pour m’éclipser rapidement pour une pause technique avant d’aller me chercher de quoi me restaurer. Je revins pour assister à la fin de leur concert un peu  à l’écart. Je filai ensuite m’installer face au main stage 2 pour entendre en vedette Gojira , le groupe de métal français. Alors qu’il existe depuis plus de vingt ans, le groupe a connu la notoriété après avoir été (un peu) médiatisé suite à leurs nominations aux derniers Grammy awards.  Ils ont envoyé du lourd et du Magma entre deux messages positifs.

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Blink-182 au download festival Paris 2017 – photo Julia Vernier
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Gojira au Download festival Paris 2017 – Photo Oui FM Edit : Julia Vernier

Au soleil couchant, la journée musicale s’acheva avec Linkin Park qui enchaîna – heureusement pour moi – ses anciens titres avec ceux de son dernier opus One More Light. Entendre Numb en live est toujours un plaisir. J’étais aussi heureuse de reprendre en coeur de nombreux morceaux que j’avais si souvent écoutés. Même si les nouveaux titres n’avaient pas la puissance des anciens, le mélange était agréable à l’oreille. Après  1h45 de concert, les américains semblaient satisfaits de leur prestation et de l’accueil chaleureux du public du Download Festival. Pour moi, c’était juste trop court, mais c’était le jeu de ce genre d’évènement parfaitement organisé.

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Linkin Park au Download Festival Paris 2017 – Photo Julia Vernier

Alors qu’il était 23:30, j’accompagnai la foule vers la sortie et les navettes qui nous ramenaient dans le calme jusqu’à la gare. Comme beaucoup d’autres, j’étais fatiguée. J’avais pris des coups de soleil et des ampoules aux pieds, mais j’étais heureuse d’avoir partagé la ferveur avec d’autres passionnés de musique rock et métal. Car, oui, le rock est toujours aussi vivant !

Smells like teen spirit

C’est cette série triste « 13 reasons why » qui m’a rappelé le temps où moi aussi j’étais ado. Cela fait des lustres. C’était au siècle dernier.

En choisissant une option particulière, j’étais entrée dans un de ces lycées de centre ville.  Tous les matins je prenais le bus pour quitter ma banlieue afin de m’y rendre. Il fallait encore plusieurs bonnes minutes de marche pour l’atteindre après avoir traversé de longues rues commerçantes. C’était un peu de liberté avant de m’enfermer dans ce lieu un peu austère. Il y avait là des antiquaires remplis de trésors mystérieux, une librairie fabuleuse, une herboristerie aux senteurs incroyables et pour le malheur de ma silhouette une merveilleuse boulangerie-pâtisserie. Cette dernière produisait de sublimes pains au chocolat ainsi que de délicieux et gigantesques florentins.

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Je devais ensuite contourner un immense monument historique avant de gagner la porte d’entrée du bahut. Mes pas résonnaient sur les pavés qui étaient ultra casse gueule en hiver. Là, je devais montrer patte blanche. Le lycée était là derrière de très hautes portes. Il s’élevait sur de nombreux étages en un dédale de couloirs et d’escaliers. L’édifice datait probablement du 19ème siècle même si une aile semblait plus récente.

J’étais élève de 2ème C, c’était bien avant la réforme des sections. On nous disait que nous étions l’élite. Les matheux. Moi, je n’avais rien choisi, c’était le système qui avait choisi pour moi. Je vois qu’aujourd’hui rien a changé. Il y a les « S » et ceux qui ne peuvent pas entrer en « S ». Mais, alors que les maths n’avaient jamais été un problème pour moi, elles l’étaient devenues cette année là. Et quand on est très moyen dans une classe de matheux, on devient invisible. J’avais une paix royale. J’étais hors jeu de la grande compétition.

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Si scolairement c’était un peu la galère à cause des maths, pour le reste j’avais trouvé la vie au lycée géniale. Bien plus mature que le collège et ses harcèlements idiots. Etait-ce réellement plus cool ou plus hypocrite ? Le fait est que j’appréciais l’ambiance. J’avais noué une amitié avec une très belle fille de ma classe : Sandrine. Elle était magnifique. De long cheveux bruns lisses, de beaux yeux dorés, un corps élancé et athlétique. Tous les regards étaient sur elle. Cette dernière, quant à elle, s’émerveillait de mes qualités artistiques :  mon joli coup de crayon et la justesse de mon ton pour les récitations. Hélas pour moi, elle préféra un intello bavard comme binôme. Il l’aida pour faire ses exos de maths avant qu’elle ne tombe dans ses bras. Occupée par ses amours, elle devint ensuite un peu plus distante.

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Je me rabattis alors sur une redoublante P. La fille était de fait plus mature, mais aussi sympa et réservée. Nous avions d’interminables conversations. Elle aimait que je lui lise mes romans de SF ou mes articles polémiques sur le film militariste des jumeaux réalisateurs du lycée. Sur le chemin du retour, nous discutions des derniers potins, nous moquions du prof d’anglais aux postillons ou choisissions le prochain film que nous irions voir. Nous rêvions du futur, des lendemains qui chantent, de l’espoir d’une vie meilleure que celle que nous connaissions à la maison. Nous avions encore la foi dans le rôle émancipateur du savoir, de pouvoir nous élever au delà de notre condition de naissance.

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Par hasard, au milieu de ce labyrinthe, j’avais aussi recroisé une amie intime d’enfance, Agnès. Elle n’avait pas changé, physiquement, depuis que nous nous étions perdues de vue après son déménagement. Cependant, mentalement, nous étions devenues très différentes. Et globalement, il ne me fallut que peu de temps et de paroles pour comprendre que nous n’avions plus rien à nous dire. Elle était exubérante et futile, j’étais discrète et réfléchie. C’était comme si le destin avait voulu que je tourne une page. Comme un ultime adieu à l’enfance.

Cette année de seconde est sans doute la plus difficile que j’ai connue. Mais, paradoxalement, je n’en garde pas un mauvais souvenir. J’avais atteint mes limites, voilà tout. En même temps, j’avais structuré ma pensée, conforté mes ambitions et rencontré ma meilleure amie. Que pouvais-je rêver de mieux ?

* Photos extraites de la série « 13 reasons why »  diffusée par Netflix. 

Les faux lovers (et les autres)

Pendant que les affaires suivent leur cours avec la mystique, qui semble bien plus complexe qu’au premier abord, je viens poser ici quelques réflexions sur les comportements de certains dans ma TL. J’aurais pu en rédiger un article sérieux que j’aurais publié ailleurs, mais cela fait tellement écho à mon passé conté dans mon roman « Les âmes étreintes » que j’ai préféré l’évoquer en ces lieux.

Cette semaine, une femme sympathique parmi mes followers a fait appel à moi pour l’aider à résoudre un problème. Cette femme, lesbienne, était en contact avec une twitta assez bien cotée sur Twitter ( > 10 KE d’abonnés ) depuis presque un an. Après doutes et embrouilles, voilà qu’elle découvre que la twitta en question était en fait un homme.

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Personnellement, je n’ai rien contre les hommes qui ont des penchants pour les lesbiennes. J’en compte certainement de très nombreux dans ma TL, mais généralement ils se tiennent tranquilles ou tentent juste une plaisanterie de temps à autre. Et puis j’ai beaucoup d’indulgence pour les faiblesses humaines. Le soucis c’est quand certains jouent à un jeu pervers avec certaines femmes seules et un peu trop naïves.

Ainsi, le type s’était fait passer pour une belle jeune femme en prenant grossièrement le physique d’une actrice de série TV US (Phoebe Tokin). C’était une manipulation plutôt bas de gamme, facilement détectable avec Google image, mais comme cette amie ne regardait jamais la TV par choix, elle n’y avait vu que du feu. Juste un beau conte de fées où une jolie princesse tombait dans ses bras. Mais, les contes de fées n’existent pas. Sur la durée, il est certain que cette quadragénaire avait ressenti des sentiments pour cette personne (l’homme en question) avec qui elle avait échangé nuit et jours pendant de nombreux mois.

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Maintenant qu’il a été démasqué, l’individu refuse de lui donner toute explication. Cela me fait en conclure qu’il n’a sans doute pour seule finalité que la perversion. Seul un tel état d’esprit lui a permis de tenir autant de temps en mentant.  Il a par ailleurs, sentant le vent du boulet très proche,  créé d’autres comptes avec lesquels il harcèle d’autres amies. Il est même venu me narguer ( et vaguement me menacer ) dans mes DM.  Je ne citerai pas ses comptes ici. Cependant, je l’informe via ce billet, que je vais garder – d’une manière ou l’autre – un oeil sur lui. Si je vois qu’il s’attaque de nouveau à des personnes de mon entourage, je n’hésiterai pas à le signaler. Nous avons en notre possession moult preuves de sa véritable identité et des différentes manipulations réalisées.

Là, je vais passer sur le moment faible de ce billet. Oui, là où je rappelle des vérités que personne ne suivra. Le monde d’internet n’est pas un monde de Bisounours. C’est juste le monde, mais caché derrière un écran. Alors oui, cela donne beaucoup de liberté pour s’exprimer (même si de plus en plus surveillée : coucou à nos amis les analystes). Mais, même si ce monde est virtuel, vos âmes présentes ici sont elles bien réelles. Alors, comme vous ne laisseriez pas rentrer quelqu’un IRL dans votre intimité, faites en autant ici. Les intentions des faux lovers ne sont pas toutes mauvaises, mais elles peuvent l’être, vraiment. Toutes les pires intentions du monde peuvent se trouver là, au coin de votre blog, au coin de ce réseau social que vous aimez tant. Alors, vous souffrirez probablement.  Votre amour propre trinquera certainement, votre compte en banque aussi et votre santé mentale peut-être.

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Alors, vous ferez – quand même – les erreurs que je vous signale là. Sans doute n’écouterez vous pas, car vous êtes plus intelligent que la moyenne des braves gens qui se font avoir. Sans doute ne tiendrez vous pas compte de mes rappels à la prudence, car cela NE PEUT PAS vous arriver. Cela vous arrivera. Mais, maintenant vous ne pourrez plus dire que vous ne saviez pas. Nos amis les super riches grâce à nous du net le savent bien puisqu’ils ont tous créé des fonctions « Unfollow », « bloquer », « signaler ». N’hésitez pas à les utiliser. Si malgré tout, vous avez un coup de coeur pour l’un ou l’une de ces faux lovers,  sachez que le plus fiable ( je ne dis pas le plus infaillible ) pour connaître une personne avant une rencontre physique est la caméra. Allez sur Skype (par exemple) et demandez de voir la personne. Vous pouvez rester invisible de votre côté pour commencer. Si la personne refuse, warning de chez warning. Mieux vaut être méfiant(e) que souffrant(e).

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Après tout ça – je vous avais bien dit que c’était le moment faible de ce billet – si vous n’êtes pas devenus parano, vous serez un peu plus éclairés. Et vous pourrez naviguer en connaissance de cause. Le net n’est PAS QUE dark. Le net est aussi beauté, liberté, amitié et fraternité. La toile relie les gens et ne fait – PAS QUE – les attraper pour mieux les dévorer ensuite. C’est aussi un merveilleux moyen d’entrer en contact avec tout l’amour du monde. Toute la gentillesse qui existe. Allez vers ceux qui vous élèvent plutôt que vers ceux qui vous maintiennent dans l’obscurité. Aidez vous pour lutter contre les faux lovers, mais pas qu’eux. Aidez vous pour aller vers le meilleur.

Pour ma part, j’ai renoncé à l’ombre. Cette dernière ne m’apportait qu’encore plus de solitude et de souffrance. La lumière vous expose un peu plus, mais si vous le faites de façon raisonnable, vous pouvez faire ici de jolies rencontres amicales ( voire plus ). Et ainsi, juste pour un jour,  juste pour un instant, vous vous sentirez enfin vivant et un peu moins seul dans l’univers. Have a nice day my friends.